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Ecole publique, la lente destruction

On supprime 16000 postes d'enseignants, on surcharge les classes, on supprime des réseaux d'aide aux élèves en difficulté (Rased), on supprime la carte scolaire, les Institut Universitaires de Formation des Maîtres, on élargit le financement des écoles privées par les municipalités... Nous sommes en France en 2010 !

Il devient de plus en plus évident que l'on veut la peau du système scolaire public français.

L'Enseignement privé doit-il faire face à autant de coups de boutoir ? Que Nenni....

Il existe aujourd'hui 8 200 établissements catholiques sous contrat (soit 1 961 037 élèves), 256 établissements juifs (38 000 élèves), huit protestants (2 760 élèves), 82 établissements bretons catholiques (4 241 élèves), 44 écoles bretonnes Diwan (3 076 élèves), 26 écoles basques (2 508 élèves), 50 occitanes (1 627 élèves) et huit catalanes (6 000 élèves).

main-basse-sur-l-ecole-publiqueOn ne cesse de nous répéter que l'Etat n'a plus d'argent pour l'école publique, qui, dans le même temps finance l'ouverture de classes catholiques en banlieue. Xavier Darcos, lorsqu'il était ministre de l'Education Nationale, a promis 10 millions d'euros à l'école privée pour l'aider à payer ses formations, formations qui ont été supprimées dans le public...

Deux fondations dont l'unique but est le financement d'écoles privées, essentiellement religieuses, se sont vu reconnaître le statut d'"utilité publique" : la Fondation Saint-Matthieu et la Fondation pour l'école. Cette dernière est issue de "Créer son école", qui s'inspire d'un autre réseau : les Créateurs d'écoles.

Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi ont publié "Main basse sur l'école publique" (Editions Démopolis) qui met le doigt sur l'origine de ce mouvement : hauts fonctionnaires, voire de futurs ministres (comme Xavier Darcos) , personnalités issues du Club de l'Horloge (Nouvelle Droite) ou de l'intégrisme catholique ("opusiens" et traditionalistes), animent un lobby en faveur du "pluralisme scolaire".

Le site "Créer son école" vous indique commentr créer une école "indépendante", la Fondation pour l'école se charge des financements... Elle a obtenu le statut d'utilité publique en un temps record. Un an à peine après sa création, François Fillon signait le décret ! Désormais, 60 % à 75 % des dons qu'elle reçoit sont déductibles des impôts et donc investis dans les écoles hors contrats de son choix.

La sarkosie a donc fait le choix de sacrifier l'école publique, républicaine et laïque. Jamais depuis la fin de la Seconde guerre mondiale un gouvernement n'aura autant porté de coups à la République et à ses principes fondamentaux. La lente destruction de l'école publique, la dénonciation de la libre circulation des Roms, la stigmatisation des musulmans français, la réforme inutile et suicidaire des retraites sont le pendant du fameux bouclier fiscal destiné aux plus riches, de la république Blig Bling voulue par Sarkosy où les gouvernants usent et abusent des conflits d'intérêt dans tous les domaines.

Marie

Membre de l'Amicale Athée,
Parent d'élève